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"43 personnes sensibilisées à la vie intime des personnes handicapées"
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Posté par Teniu03

24 novembre 2021

La Fédération Te Niu o te Huma a organisé, du 8 au 19 novembre, trois sessions de formation sur le thème : la sexualité, une approche intégrative. Une formation dispensée par Delphine Bigueur, conseillère conjugale et familiale, mais également thérapeute familiale en métropole.

Au total, 43 personnes ont été sensibilisées au sujet. Des éducateurs spécialisés, des moniteurs éducateurs, mais également des directeurs et présidents de structures d’accueil pour personnes handicapées.

Cette formation, la première du genre en Polynésie, avait plusieurs objectifs. Tout d’abord, il s’agissait pour les participants d’être en capacité de réinterroger leurs représentations, leurs postures sur l’intimité et la sexualité des personnes en situation de handicap, mais aussi d’identifier leurs freins, leurs difficultés et les incidences possibles au quotidien dans les institutions.

Durant trois jours, chaque groupe a appris à repérer, entendre, décrypter et clarifier les demandes des personnes handicapées ; à se questionner sur la “bonne” distance professionnelle lors de demandes spécifiques ; et à être en capacité de faire de la prévention sur tous les sujets liés à la sexualité (le consentement, les moyens de contraceptions, les infections sexuellement transmissibles, l’interruption volontaire de grossesse, la prévention des abus sexuels, etc.)

“L’objectif, c’était que les professionnels soient plus à l’aise avec la vie affective et intime dans les structures, explique Delphine Bigueur, la formatrice. Connaître la posture qu’il faut avoir, accepter qu’à des moments on n’a pas de réponse et accepter de vivre des émotions qui sont particulières quand on voit un usager avoir un moment intime. C’était aussi essayer de voir ce qui se joue pour nous en tant que professionnel, mais aussi répondre à des besoins tout à fait normaux auprès des usagers.”

Dans le détail, la formation comprenait “des temps plutôt théoriques pour qu’on ait tous un peu le même vocabulaire, et puis des temps pratiques en vivant des moments, des situations professionnelles avec des jeux de rôles”, précise Delphine Bigueur.

Une expérience qui n’a pas laissé les participants indifférents, ni la formatrice d’ailleurs. “J’ai rencontré des professionnels extraordinaires, confie-t-elle. Ça a été des moments de partage humain. C’est-à-dire qu’il y avait le professionnel, mais on a réussi à créer des groupes dans la bienveillance, dans le respect de l’autre, le non-jugement, le partage de situations professionnelles mais aussi personnelles. Aussi, beaucoup de professionnels se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas tout le temps des solutions et que c’était aussi bien de dire : ‘je ne sais pas, mais je vais faire ce qu’il faut pour t’accompagner, pour trouver ta propre solution’. Pas d’amener tout le temps tout sur un plateau. Ça, il faut qu’on arrête. Il faut qu’on mette l’usager au centre et se dire qu’ils ont des compétences et eux aussi doivent trouver leur propre solution. Et bien sûr que s’ils ne trouvent pas, le professionnel est là pour les accompagner et éventuellement leur donner quelques pistes.”

La Fédération Te Niu o te Huma compte organiser une autre session de formation de ce type en 2022. Pour les personnels des structures qui n’ont pas encore été formés, mais aussi pour les parents de personnes handicapées.

Une soirée débat avec les parents

La venue de la formatrice a aussi été l’occasion d’organiser une soirée débat, le mercredi 10 novembre, au centre Huma Mero de Arue. Elle a rassemblé plus d’une quarantaine de personnes, dont des parents et proches de personnes handicapées. Car l’objectif de cette soirée était de sensibiliser les parents et l’entourage sur une réalité des besoins intimes de leur enfant devenu adulte. Des besoins qui doivent être entendus et compris, dans le but de lutter contre toutes les formes de violence : physiques, psychologiques, sexuelles…

Chacun a pu interroger la formatrice, directement ou de façon anonyme via une boîte à questions. L’engouement était tel que la soirée s’est terminée plus tard que prévu. Et il en est ressorti que les parents souhaitent bénéficier d’une formation similaire à celle dispensée aux personnels des centres d’accueil pour personnes handicapées. Comme indiqué plus haut, nous ne manquerons pas de penser à eux pour les prochaines sessions.

Un grand merci à tous les participants.

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